Depuis 2017, plus de 4 millions d’objets ont changé de mains via la même plateforme, sans échange d’argent. Certains utilisateurs découvrent que la limitation des dons quotidiens impose un choix plus sélectif dans la mise à disposition de leurs biens. Parfois, des objets proposés restent plusieurs jours sans trouver preneur, malgré une forte demande apparente sur d’autres canaux.Des règles de fonctionnement spécifiques encadrent chaque transaction, avec un système de points qui conditionne l’accès aux annonces. Les profils vérifiés bénéficient d’avantages particuliers, tandis que les comportements frauduleux entraînent une suspension rapide du compte.
Pourquoi Geev séduit de plus en plus d’utilisateurs
Le succès de Geev ne doit rien au hasard. Derrière la simplicité de sa promesse, la plateforme a réussi à rassembler des millions de personnes qui partagent le goût du don et le refus du gaspillage. Née à Bordeaux en 2017 à l’initiative de Florian Blanc et Hakim Baka, elle s’est imposée comme l’une des références majeures pour donner ou récupérer des objets entre particuliers. Résultat : plus de 6 millions d’utilisateurs et 25 millions de dons, une vitalité qui ne faiblit pas et une communauté présente partout en France ainsi que dans d’autres pays francophones.
Cette réussite tient autant à la volonté de réduire le gaspillage qu’à celle de retisser du lien social. Un choix assumé : sortir de la consommation jetable, alléger son quotidien, et réinjecter du sens dans les échanges. Donner ou récupérer sur Geev, c’est rejoindre cette dynamique de l’économie circulaire, influencer sa façon de consommer et transmettre autour de soi l’idée que chaque objet peut encore servir.
L’application séduit aussi par son fonctionnement limpide. Son interface met l’accent sur la rapidité d’action : déposer une annonce, discuter, fixer une rencontre, rien n’est laissé au hasard. Le système de « bananes », la monnaie interne de la plateforme, apporte une touche ludique et structure des échanges où chacun trouve sa place, qu’il souhaite donner ou recevoir.
Si d’autres sites de dons existent, Geev parvient à mobiliser grâce à l’énergie collective de sa communauté et la diversité des objets proposés. C’est ce qui transparaît à travers la note moyenne de 4,3/5 sur Trustpilot, une base d’utilisateurs toujours plus nombreuse, et une équipe proche de la communauté qui veille à la cohérence de la démarche.
Comment donner ou récupérer des objets facilement sur Geev ?
La prise en main de Geev a été pensée pour tous, sans jargon ni étape compliquée. Dès l’inscription, on accède à une interface claire, prête à accueillir de nouvelles annonces ou à faciliter la recherche parmi les milliers de propositions : meuble, électroménager, livre, vêtement, tout ce qui dort dans un placard peut retrouver une utilité.
Toutes les interactions reposent sur une monnaie virtuelle : les fameuses bananes. À l’arrivée, chacun dispose d’un nombre limité de bananes, qu’il peut augmenter en multipliant les dons, en parrainant, ou en participant à la vie du site. Une banane permet d’entrer en contact avec un autre utilisateur pour réserver un objet. Ce système canalise les échanges et valorise la générosité active.
Pour éclairer les principales démarches à effectuer sur Geev, voici les étapes majeures du parcours utilisateur :
- Mettre un objet en ligne : une photo, quelques mots pour décrire l’article, puis un rendez-vous à fixer, la simplicité en fil rouge.
- Demander un don : après avoir repéré une annonce proche de chez soi, on utilise une banane pour prendre contact et convenir des détails de remise.
- S’engager dans l’esprit du don : la revente n’est pas acceptée. Chacun est invité à maintenir une atmosphère conviviale et respectueuse.
En version gratuite, l’utilisateur dispose déjà d’un large accès aux fonctions principales. Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, Geev Plus propose des privilèges : accès prioritaire aux nouveautés, nombre illimité de demandes, navigation sans publicité. La plateforme s’ouvre aussi à l’alimentaire depuis 2019, permettant aux particuliers comme aux professionnels de donner leurs excédents. À Toulouse, un Geev Shop a même vu le jour : un espace physique où tout part en don, sans transaction, pour renforcer encore la dimension collective.
Des objets qui retrouvent une seconde vie : les bénéfices concrets du don via Geev
Il suffit parfois d’un clic pour transformer un canapé abandonné ou une vieille étagère en objet utile, prêt à servir ailleurs. Grâce à la circulation des objets sur Geev et selon les calculs de Greenly, c’est l’équivalent de 341 000 tonnes de CO2 qui n’ont pas été émises, simplement parce que chaque don remplace un achat neuf et prolonge la durée d’utilisation de matériaux déjà en circulation.
L’avantage dépasse largement la question écologique. Ce sont à ce jour près de 170 millions d’euros de pouvoir d’achat qui sont retournés dans la poche des ménages, ce qui, pour beaucoup, change réellement le quotidien. Le tissu économique local y gagne aussi : de plus en plus d’enseignes y voient un intérêt et s’y engagent. Quelques exemples ? Conforama a pu réduire ses frais de reprise de 30 % et éviter l’émission de 1 500 tonnes de CO2, simplement en proposant ses invendus sur la plateforme. BUT ou Ixina suivent la même voie.
Ce modèle agit donc en complément des réseaux historiques d’associations comme Emmaüs France. À chaque don, un objet circule, des liens se créent et la production de déchets diminue nettement. Face aux autres acteurs du secteur, Geev affirme sa singularité en valorisant la proximité et la simplicité, en misant sur le contact humain à chaque étape.
À chaque objet sauvé, il y a l’histoire d’une nouvelle vie et d’un souffle de solidarité. Et si, demain, donner devenait la première option quand on souhaite se séparer d’un bien ?